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Le mot du pasteur
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« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun…. IIs étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, …. louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple… « Actes 2: 42-47
Cette portion du livre des Actes des apôtres que nous pourrait faire rêver toute Église qui s’efforce à être une communauté idéale et parfaite. C’est une image de la façon dont vivaient ceux et celles qui avaient rencontré le Christ dans la lancée de la Pentecôte suite au témoignage puissant et bouleversant de l’apôtre Pierre. Ceux et celles qui ont accueilli l’enseignement des apôtres, (nous dit l’évangéliste Luc), ont persisté à écouter la Parole de Dieu et à vivre en
communion fraternelle.
Ce qui s`est passé au début de la foi chrétienne a été le fruit de l’Esprit libérateur de Jésus le Christ qui a créé et renouvelle la communauté qui n’existe pas pour elle-même mais pour les autres. L’Église participe au mouvement de l’Esprit, à sa dynamique créatrice, à son don. C’est une nouvelle vie communautaire, régénérée par l’Esprit transformateur de Dieu, entièrement disponible et au service des autres, en particulier de ceux et celles qui sont dans le
besoin, les faibles et les fragiles. Saurons-nous atteindre un tel objectif aujourdhui ?
C’est une question légitime que nous pouvons et même devons porter en Église.
Le théologien Dietrich Bonhoeffer dans son ouvrage : « De la vie communautaire ››, nous donne quelques éclairages.
D’abord, il rappelle les fondamentaux : « Une communauté chrétienne signifie une communauté par Jésus-Christ et en
Jésus Christ. La fraternité chrétienne n’est pas un idéal que nous aurions à réaliser, mais une réalité créée par Dieu en
Christ et à laquelle il nous est permis d’avoir part. C’est dans la mesure où nous apprendrons à reconnaitre clairement que Jésus-Christ seul est vraiment le fondement, la force et la promesse de toute notre communauté, que nous pourrons
apprendre à penser à elle, à prier et à espérer pour elle, avec d’autant plus de sérénité. »
En d’autres termes, la communion en Christ et entre les membres est offerte, donnée par le Christ. Ce n’est pas nous
qui la créons.
Cependant c’est aussi (et ceci est vital), une spiritualité incarnée qui engage la vie dans toutes ses dimensions. Ainsi donc, le service, le partage et la solidarité naissent et tirent leur force de cette rencontre avec Jésus le Christ et son
Eglise. Dans un autre paragraphe intitulé : la Fonction de chacun, Bonhoeffer écrit ceci : « Dans une communauté chrétienne, tout tient au fait que chacun devienne un maillon indispensable d’une chaîne. C’est seulement lorsque tous les anneaux tiennent, jusqu’au plus petit, qu’une chaîne ne peut être brisée »
Oui, dans la liberté, la joie et sous l’impulsion du Souffle de Dieu, le Saint-Esprit, une communion se forme, une
communion dans laquelle personne ne peut être exclu, car le don de la vie est distribué sans mesure. Malgré nos fragilités, l’Esprit de Dieu nous met toujours en mouvement à vivre en église et à être l’Eglise dans la cité car le Christ l’a déjà accompli pour nous.
Charles KLAGBA
